En Lorraine

Carte des permis accordés en Lorraine à ce jour.

La Lorraine est concernée par 9 concessions :

  • le permis « L’Attila » (autour de Bar-le-Duc et Commercy), société Galli Coz ;
  • le permis « Est-Champagne » (à l’ouest de la Meuse), société Lundin International ;
  • le permis « Moselle » (sud de la Meurthe-et-Moselle, bande autour de Metz), société Elixir Petroleum Limited (EPL) ;
  • le permis « Lorraine » (entre Metz et Pont-à-Mousson), société Vermilion ;
  • le permis « Pays du Saulnois » (autour de Château-Salins), sociétés Lundin International, GDZ-Suez E&P France et Diamoco Energy ;
  • le permis « Bleue Lorraine Sud » (entre Faulquemont et Sarrebourg), société European Gas Limited (EGL) ;
  • le permis « Bleue Lorraine » (bassin houiller), société European Gas Limited (EGL) ;
  • le permis « Bleu Lorrain Nord » (bassin houiller), en cours d’instruction ;
  • le permis « Forcelles » (Vézelize), en cours d’instruction.

En avril 2011, Lundin a repris le forage qu’elle avait ouvert en 2008, à Vaxy (Moselle). Le maire de la commune, Claude Lallement, s’est enthousiasmé de cette arrivée, même s’il s’est dit troublé par la polémique qui enfle en France (cf. le Républicain lorrain, 6 avril 2011). Patatras, fin avril, l’entreprise démonte son site de forage (le percement n’est pas rebouché). Par voie de presse (le Républicain lorrain), le directeur de Lundin, dit effectuer une recherche conventionnelle de gaz et de pétrole. Le forage se révèle apparemment « non concluant ». Le maire est déçu. Mais la validité du permis court jusqu’en 2014…

Par application de la loi du 13 juillet 2011, « les titulaires de permis exclusifs de recherches de mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux » devaient remettre avant le 13 septembre « à l’autorité administrative qui a délivré les permis un rapport précisant les techniques employées ou envisagées dans le cadre de leurs activités de recherches ». La direction générale de l’Énergie et du Climat (DGEC) a envoyé un courrier aux 64 détenteurs de permis exclusifs de recherche, leur rappelant le contenu de la loi et les informant qu’ils devaient « démontrer la pertinence de la démarche exploratoire compte tenu des nouvelles conditions de l’exercice de l’activité d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures, définies dans la loi ». Trois permis ont été abrogés. Aucun en Lorraine. Tous les détenteurs de permis ont pris l’engagement formel de ne pas recourir à la fracturation hydraulique.

En comparant le permis « Montélimar » (détenu par Total) et les permis reconduits en Lorraine, on constate que tous prétendent ne pas avoir eu ou ne pas avoir à recourir à la fracturation hydraulique, seule méthode connue à ce jour pour l’exploitation non conventionnelle des gaz et pétroles de schiste.

Toutefois, la société Vermilion (permis « Lorraine ») décide de ne pas demander la prolongation de validité du permis qui lui a été accordé, « compte tenu des nouvelles conditions de l’exercice des activités d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures […], les objectifs de recherches visés sur le permis ne peuvent pas être poursuivis ».

Le 16 septembre 2011, Le Monde publie un papier titré « Un océan de pétrole et de gaz sous la Lorraine ? », présentant les estimations mirobolantes d’Elixir Petroleum (concession « Moselle »). Les experts gouvernementaux français se montrent perplexes. La société australienne estime pouvoir récupérer entre 10 % et 25 % du pétrole et entre 50 % et 60 % du gaz par méthode conventionnelle. Elle entend intervenir dans le débat public pour promouvoir l’exploitation non conventionnelle des gaz et pétrole de schiste, estimant qu’il est impossible de tourner le dos à ce potentiel économique (dixit). EPL déclare être prête en cas d’évolution des choix politiques sur la fracturation hydraulique.

Début octobre, Elixir dit son intention d’effectuer deux forages, en Lorraine, d’ici fin 2012, pour un montant de travaux de 7,26 M€. Si l’entreprise ne dispose pas des fonds nécessaires (ses comptes sont déficitaires, son cours en bourse à la baisse), elle bénéficie d’actionnaires de référence (JP Morgan, HSBC, Citicorp) susceptibles de convaincre des spéculateurs.

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